Livres publiés

 

Des formes de vie aux valeurs. PUF, 2011.
Une démarche raisonnée formule d'une part des hypothèses forcément novatrices, d'autre part des mises à l'épreuve de ces hypothèses. Le présent ouvrage retient trois directions : la première concerne les modes sémiotiques ; au nombre de trois, ils filtrent les significations : le mode d'efficience oppose le survenir au parvenir et permet d'envisager une sémiotique de l'événement ; le mode d'existence oppose la visée anticipatrice à la saisie rétrospective ; enfin le mode de jonction oppose l'implication à la concession. La seconde direction porte sur la syntaxe et entend proposer un paradigme de possibles : la syntaxe intensive réglant les augmentations et les diminutions, la syntaxe extensive les tris et les mélanges ; enfin la syntaxe jonctive réglant l'attendu et l'inattendu. La troisième direction porte sur les valeurs et distingue entre les valeurs d'absolu visant l'unique et les valeurs d'univers visant l'universel. Si la sémiotique a favorisé la signification au détriment de la communication, cet ouvrage se propose de formuler les conditions d'un langage commun, de Claudel à Deleuze, de Baudelaire à Tocqueville.

Cheminements du poème : Baudelaire, Rimbaud, Valéry, Jouve. Lambert-Lucas, 2010.

Chaque poème étant singulier, l'analyste doit respecter cette singularité. Il n'y a pas de grammaire poétique imposant à chaque texte un parcours prévisible. Il n'y a qu'une grammaire tensive sommaire formulant des contraintes très générales inhérentes à notre “machine à vivre” telle qu'elle se fait connaître au prorata des événements et des émotions survenant.
Les quatre analyses réalisées présentent à nos yeux deux caractéristiques manifestes : leur longueur et le recours systématique au dictionnaire. Ceci explique en partie cela.. De notre point de vue, les poètes se tiennent au plus près de la langue, mais la raison ?Les langues, en vertu même des classifications, c'est-à-dire des opérations de tri qu'elles appliquent, invitent les sujets, hier par la métaphore, aujourd'hui par l'image, à effectuer des opérations de mélange inédites qui bousculent les classifications qui justement les rendent possibles.

www.lambert-lucas.fr

 

Eléments de grammaire tensive. Limoges: Pulim, 2006.

Le présent ouvrage ne prétend en aucune façon formuler une sémiotique qui ferait table rase des acquis validés : il avance un point de vue qui éclaire certaines configurations qui s'avéraient déroutantes dans des approches antérieures. Il est malaisé d'être juge et partie, mais il nous semble que l'ouvrage propose des avancées dans trois directions : une analytique raisonnée du sensible, c'est-à-dire des vécus ; la promotion d'une figure grammaticale négligée : la concession ; enfin une évaluation de l'importance de l'évènement dans l'économie des discours : que vaudrait un monde sans évènements ?

PULIM http://www.pulim.unilim.fr/index.htm

Razão e poética do sentido. (traduction de Raison et poétique du sens par I. C. Lopes, L. Tatit et W. Beividas). São Paulo: EDUSP, 2006.

L’étude présente trois caractéristiques susceptibles de dérouter quelque peu. En premier lieu, elle ne se contente pas d’inviter l’affectivité à participer à la production du sens : elle lui en confie, au nom du principe d’immanence (Hjelmslev), la direction. En second lieu, elle se propose de coiffer la sémiotique des oppositions, qui demeure la charte du structuralisme, par une sémiotique des intervalles, en concordance avec le primat de l’affectivité, puisque nos vécus sont d’abord, peut-être seulement, des mesures. Enfin, les deux points mentionnés présupposent la centralité de l’événement, la fascination du discours pour la dimension concessive de l’événement. S’ils sont acquis, ces préalables devraient conduire à détacher la sémiotique du récit et à la rapprocher de la rhétorique tropologique.

Semiotica Tensiva. (traduction des Élements de grammaire tensive par D. Blanco) Lima - Fondo Editorial 2006

Semiótica tensiva se sitúa entre las investigaciones de punta en el complejo campo de las ciencias del lenguaje. Comprende tres partes articuladas con estricta coherencia. La primera, dedicada a la gramática tensiva, con énfasis en la sintaxis de la tensividad e ilustrada con abundantes ejemplos. La segunda está consagrada al análisis minucioso de un texto literario como prueba de validez de la teoría expuesta en la primera parte. En la tercera y última se presenta un glosario que, a diferencia de un rutinario diccionario, tiene las características de una enciclopedia, con explicaciones útiles para profesionales y estudiantes de las comunicaciones, las ciencias sociales, la literatura, las ciencias humanas y las artes plásticas de cualquier nivel.

Tension y signification. (traduction de Tension et signification par D. Blanco). Lima: Fondo de Desarollo Editorial, 2004.

Paralelamente a las corrientes dominantes en las ciencias del lenguaje, el siglo XX estuvo atravesado por otras tendencias menos formalistas que se arriesgaron por terrenos conceptuales rebeldes a las dicotomías en uso: así, Gustave Guillaume opuso sus cinetismos a los paradigmas binarios de la gramática o de la lexicología estructurales, y Emile Benveniste proclamó los derechos del discurso, del sujeto y de los actos de enunciación. Las investigaciones sobre la tensividad acupan, desde hace más de 20 años, un lugar comparable en relación con la semiótica. Sin embargo, lo que se denomina a veces semiótica tensiva no es outra semiótica, opuesta a la llamada semiótica estructural. Lo que sucede es que se interesa, de hecho, por um conjunto de fenómenos discursivos que por su caráter gradual, continuo, dinâmico o afectivo eran dificilmente accesibles a uma aproximation discontinua, binária, estática y estrictamente narrativa. Al hacerlo, descubre la unidade de outro domínio de indagaciones: el del discurso em acto, el de la enunciación vivente, el de la presencia sensible al outro y al mundo, el de las emociones y de las pasiones. El presente libro se compone de varios capítulos organizados todos con el mismo modelo; cada uno de ellos está consagrado a la presentación de una noción em relación directa o indirecta con el rol de las tensiones semánticas y sintácticas en los fenómenos de significación. En ese sentido, se esfuerza por retomar, en una forma más didáctica y con el deseo de hacerlas operativas, las principales propuestas teóricas y metodológicas de Semiótica de las passiones (A. J. Greimas y J. Fontanille, 1991).

Sémiotique et esthétique (org. avec Françoise Parouty-David). Limoges: Pulim, 2003.
   

Cette production collective se signale d’abord par la très grande diversité des œuvres abordées ; cette diversité est tantôt celle du plan de l’expression, tantôt celle du plan du contenu, qu’il s’agisse de littérature, de spectacle, de cinéma, de dessin, de sculpture, de peinture ou de phrasé (dans le cas du rap)...Par ailleurs la voie suivie est la même : l’analyse invente son objet à mesure qu’elle progresse. La sémiotique, depuis les années 1990, intègre la phénoménologie, recentre sa démarche sur l’énonciation et la perception qui articule sensible et sémantique. Quand elle s’intéresse à l’esthétique, c’est pour explorer l’expérience des œuvres afin de rendre compte de l’acte perceptif complexe qui construit l’esthésie.

Tensão e significação. (traduction de Tension et signification par I. C. Lopes, L. Tatit et W. Beividas). São Paulo: Discurso Editorial/Humanitas, 2001.
   

O que se denomina às vezes semiotica tensiva não constitui uma outra semiotica, oposta à semiotica estrutural. Ela trata, realmente, de um conjunto de fenômenos discursivos cujo carater gradual, continuo, dinâmico ou afetivo dificilmente permitiria uma bordagem descontinua, binaria, estatica e estritamente narrativa. Assim fazendo, porém, essa semiotica descobre a unidade de outro campo de investigação: o do dsicurso em ato, da enunciação viva, da presença sensivel ao outro e ao mundo, das emoções e paixões.

Ensayos sobre semiotica tensiva. Lima: Fondo de Cultura Economica,2001.
   

Desde su libro inicial, Ensayo sobre las modalidades tensivas (1981), hasta el último, Tensión y significatión, escrito en colaboración con Jacques Fontanille (1998), Claude Zilberberg no ha cesado en sus esfuerzos por renovar el pensamiento semiótico tradicional, el cual ha enriquecido, sobre todo, con el studio e incorporación de aspectos antes olvidados o excluídos de esta teoría. Los Ensayos sobre semiótica tensiva que reúne este libro y que, como tal, se publica primero en español, son la mejor muestra del incesante trabajo desplegado por Zilberberg como contribución al conocimiento de los desarrollos de la semiótica greimasiana. La Universidad de Lima compiló estos últimos trabajos en el convencimiento de que, publicados como una sola obra, darán nuevo impulso a los estudios semióticos en el Peru y en América Latina.

Semiotica tensiva y formas de vida. Puebla: Benemérita Universidad Autonoma de Puebla, 1999.
   

Nascida al calor de los inquietos y estructuralistas años 60, la semiótica narrativa desarrolló a lo largo de las décadas siguientes un extraordinario andamiaje conceptual destinado a describir los sistemas de significatión subyacentes a una gran variedad de formas de manifestación del sentido: literarias, pictóricas, musicales, científicas, etcétera. Aunque productiva en sus aplicaciones, la semiótica tenía sin embargo que reconocer y evaluar el beneficio y el costo de sus opciones teóricas fundamentales. Es así como progresivamente fueron surgiendo nuevas inquietudes que exigiam la apertura del edifício teórico hacia temáticas hasta entonces apenas esbozadas, como son la enunciación, las pasiones en el discurso, la aspectualidad, los fundamentos perceptuales y sensibles de la significación.
Uno de los primeros autores en proponer dicha apertura es Claude Zilberberg quien reflexiona acerca de los fenómenos del sentido en términos de tensión y continuidad. Com su obra, el autor no rompe con la llamadasemiótica estándarsino que amplía sus horizontes para abarcar la gama de fenómenos graduales y tensivos que el estructuralismo binarista había, no sin razón en su momento, soslayado. Después de Semiótica, estesis, estética, libro que dio inicio a esta colección, el Seminario de Estudios de la Significación de la Universidad Autónoma de Puebla, al editar en lengua española esta obra aún inédita em francés, da continuidad a su decisión de poner en manos de especialistas hispanohablantes los más originales y sólidos desarrollos teóricos del pensamiento semiótico contemporáneo.

Tension et signification. Liège: Mardaga, 1998.(avec J.Fontanille)
   

Parallèlement aux courants dominants dans les sciences du langage, le XXe siècle a toujours été traversé par d’autres courants, moins formalistes, qui se risquaient sur des terrains conceptuels rebelles aux dichotomies d’usage : ainsi, Gustave Guillaume, opposant ses cinétismes aux paradigmes binaires de la grammaire ou de la lexicologie structurales, ou Emile Benveniste, proclamant les droits du discours, du sujet et des actes d’énonciation. Les recherches sur la tensivité  occupent, depuis bientôt quinze ans, une place comparable à l’égard de la sémiotique.
Pourtant, ce qu’on appelle parfois la sémiotique tensive n’est pas une autre sémiotique, qui s’opposerait à la sémiotique dite structurale. Elle s’intéresse, de fait, à un ensemble de phénomènes discursifs que leur caractère graduel, continu, dynamique ou affectif rendait difficilement accessibles à une approche discontinue, binaire, statique et strictement narrative. Ce faisant, elle découvre l’unité d’un autre domaine de recherches : celui du discours en acte, de l’énonciation vivante, celui de la présence sensible à l’autre et au monde, celui des émotions et des passions.
L’ouvrage est composé de chapitres tous organisés sur le même modèle, chacun étant consacré à la présentation d’une notion qui a un rapport direct ou indirect avec le rôle des tensions sémantiques et syntaxiques dans les phénomènes de signification. En ce sens, il s’efforce de reprendre, sous une forme plus didactique, et avec le souci de les rendre opératoires, les principales propositions théoriques et méthodologiques de Sémiotique des passions (A. J. Greimas & J. Fontanille).

Raison et poétique du sens. Paris: Presses Universitaires de France, 1988.
   

L’étude présente trois caractéristiques susceptibles de dérouter quelque peu. En premier lieu, elle ne se contente pas d’inviter l’affectivité à participer à la production du sens : elle lui en confie, au nom du principe d’immanence (Hjelmslev), la direction. En second lieu, elle se propose de coiffer la sémiotique des oppositions, qui demeure la charte du structuralisme, par une sémiotique des intervalles, en concordance avec le primat de l’affectivité, puisque nos vécus sont d’abord, peut-être seulement, des mesures. Enfin, les deux points mentionnés présupposent la centralité de l’événement, la fascination du discours pour la dimension concessive de l’événement. S’ils sont acquis, ces préalables devraient conduire à détacher la sémiotique du récit et à la rapprocher de la rhétorique tropologique.

Essai sur les modalités tensives. Amsterdam: Benjamins, 1982
   

L’étude présente trois caractéristiques susceptibles de dérouter quelque peu. En premier lieu, elle ne se contente pas d’inviter l’affectivité à participer à la production du sens : elle lui en confie, au nom du principe d’immanence (Hjelmslev), la direction. En second lieu, elle se propose de coiffer la sémiotique des oppositions, qui demeure la charte du structuralisme, par une sémiotique des intervalles, en concordance avec le primat de l’affectivité, puisque nos vécus sont d’abord, peut-être seulement, des mesures. Enfin, les deux points mentionnés présupposent la centralité de l’événement, la fascination du discours pour la dimension concessive de l’événement. S’ils sont acquis, ces préalables devraient conduire à détacher la sémiotique du récit et à la rapprocher de la rhétorique tropologique.

L'essor du poème - information rythmique. Saint-Maur-des-Fossés: Phoriques, 1985
   

Le présent travail peut être envisagé à trois points de vue qui s’échelonnent ainsi : 
1.   Comme une mise au point sur le rythme. A ce titre, il présente un degré de liberté dans la lecture dont les livres sont en général privés. Dans la partie Saisie, il esquisse un essai de synthèse sans exclusive : à cette fin, il assouplit et déforme les concepts jusqu’à ce qu’ils puissent accueillir aussi bien les « vues anciennes » que les récentes. Dans la partie intitulée Déploiement, il reproduit, en les situant les uns à l’égard des autres, des textes jugés essentiels pour l’intelligence du rythme. Les « poètes-critiques » (Baudelaire) y ont une part déterminante. Enfin le Synoptique attribue à chaque texte des coordonnées sur ce que l’on pourrait appeler une « carte mentale ». 2.    Bien entendu l’information rythmique du vers est un moment de l’essor du poème et le présent travail, au lieu d’aller du vers au rythme, selon la voie inductive, adopte le parti inverse mais raisonnable qui va du rythme au(x) vers. 3.    Enfin cet ouvrage ne pouvait ne pas être une réflexion sur un des aspects de la modernité dans la mesure où la poésie , et plus exactement l’ébranlement qu’elle a vécu, recherché au cours du siècle dernier, a précédé, conditionné ? d’autres remises en question. « Langage, maison de l’être », a-t-on dit, mais le poème n’est-il pas, pour maint contemporain, la maison de la maison ?

Une lecture des "Fleurs du Mal". Tours: Mame, 1972
   

Le présent essai constitue une reconnaissance, dans toutes les acceptions de ce terme, de l’univers sémantique des Fleurs du Mal de Baudelaire : il découvre les singularités, c’est-à-dire les événements sémiotiques de caractère syntagmatique, les différences reconduites et filées, les disjonctions et les neutralisations qui articulent cet univers et qui « redressées », annoncent les rudiments d’un code, d’abord construit par extraction et puis progressivement validé par convocation des occurrences et des équivalences et résorption des écarts apparus.
Reconnaissance aussi
par les limites de toute entreprise analogue : la corrélation entre le plan de l’expression et le plan du contenu qui définit actuellement l’objet poétique n’est pas ici envisagée. En effet « ce tissu d’hiéroglyphes entassés les uns sur les autres » qui peignent la pensée et qui conduisait Diderot à poser dès 1751 que « toute poésie est emblématique », cet isomorphisme des deux niveaux n’a reçu que des vérifications ponctuelles ou circonstancielles, trop fragiles pour constituer des hypothèses couvrant une œuvre entière.
Reconnaissance enfin en ce
sens qu’aucune terre n’est exclue : à côté des figures traditionnelles, dites baudelairiennes – censure recréant subtilement une norme – sont promues des figures non moins significatives tels que le fourmillement, la nutrition, l’étouffement, la voix... qui forment très évidemment les conditions de lisibilité des précédentes. Reconnaissance des isotopies et des parcours préférentiels le long de ces isotopies, c’est-à-dire des rapports de transformation tantôt suivis, tantôt rebroussés qui clôturent l’œuvre.